Double vernissage samedi 5 juillet à partir de 18h
avec deux performances à 18h20, Flags Parade, et 19h40, Fine Flowers
Darius Dolatyari-Dolatdoust est un artiste caméléon. Il mue au fil des projets artistiques et des collaborations, offrant un corpus protéiforme d’œuvres et dotées d’une identité visuelle et symbolique forte.
Formé aux métiers de la mode et à la performance, il crée un univers singulier et immersif dans lequel les corps, les costumes et les formes évoluent en autarcie. Suspendus dans un temps et des espaces insaisissables, les objets et les personnages qui les manipulent composent des scènes et des décors à la narrative propre.
L’artiste imagine ses œuvres tantôt comme des tableaux vivants, tantôt comme des éléments de scénographie ou encore des peintures textiles. Ces espaces sont souvent habités par des créatures transfuges, chimériques, humanoïdes ou zoomorphes. Il propose des corps qui ne rentrent dans aucune catégorie, mais en traversent plusieurs. Masqués ou grimés, ces personnages sont des archétypes du monde fantasque que Darius Dolatyari-Dolatdoust nous donne à voir.
Cette même fluidité peut se retrouver sur le plan formel, l’artiste entremêle les techniques et les matières, tout comme il fusionne les références culturelles et historiques (anciennes ou modernes, d’Europe ou d’Iran).
L’exposition Moving Bodies [Corps en mouvement] présente des œuvres récentes de l’artiste, dont certaines activées le soir du vernissage par des performeureuses. Évolutif, le parcours commence par une mise en espace très connotée par un imaginaire lié au spectacle, voire au divertissement : des coiffeuses trônent dans la salle, ainsi que de grands pièces textiles et des rideaux de scène. Ensuite, on pénètre dans une sphère plus intime, dans la chambre d’un toréador, à la fois burlesque et mélancolique. L’exposition se termine par une installation très personnelle qui retrace la quête de ses origines perses — c’est-à-dire le moteur profond du travail de l’artiste depuis quelques temps. À travers la reproduction d’images familiales et de témoignages, Darius Dolatyari-Dolatdoust questionne le sens d’appartenance, l’éloignement ou encore l’enracinement.
Foisonnante, sa pratique se construit entre gravité et légèreté, illusion et lucidité, urgence et paresse. Ses œuvres renversent les lieux communs tout en se nourrissant de stéréotypes pour mieux les détourner. Dans une dialectique qui n’est qu’apparente, l’artiste porte et incarne une esthétique de la transformation et de l’altérité, où tout évolue, s’hybride et transfigure.
Remerciements au MAGASIN - CNAC.
Vues de l’exposition : Balise Adilon.
Vues des performances lors du vernissage : Séverine Gorlier.
podcast
Interview de l’artiste aux micros de Radio Royans, à retrouver ici.
autour de l’expo
vendredi 29 août, 18h30
Ballade contée
Imaginée avec la médiathèque, le centre d’art vous invite à participer à la traditionnelle (et itinérante) soirée pyjama d’été ! Au départ des marches du jardin de ville, naviguez dans les ruelles de Pont-en-Royans, au fil des histoires, jusqu’aux salles du centre d’art. Un petit périple conté qui s’achèvera avec une visite des expositions. Prévoyez votre plus beau pilou-pilou !
Gratuit. À partir de 3 ans.
samedi 13 septembre, 14h30
Atelier tous publics
Pour profiter des derniers jours de l’exposition de Darius Dolatyari-Dolatdoust, nous vous proposons de re·découvrir le travail de l’artiste autour d’un petit temps d’atelier en famille ou entre ami·es. Venez confectionner de petites images réconfortantes à l’aide de la technique du collage et de jolis coupons de feutrine !
Gratuit. De 8 à 99 ans.
Sur réservation par e-mail ou tél. 04 76 36 05 26.
l’artiste
Darius Dolatyari-Dolatdoust (France / Iran / Allemagne / Pologne ) est un artiste plasticien , performeur, chorégraphe et designer. Son approche tourne autour de la fabrication de costumes, qu’il considère comme un espace de transformation et d’hybridation, en ce sens qu’ils modifient notre rapport au corps, à la danse et au langage. Le vêtement devient alors un moyen de questionner son identité, que ce soit en rappelant ses origines iraniennes, en réalisant des costumes inspirés des oeuvres perses du Louvre, ou en déconstruisant notre rapport de pouvoir envers d’autres espèces, en imaginant des créatures hybrides à la frontière des humains et des animaux.
Il a présenté ses performances et oeuvres plastiques dans des galeries et institutions telles que la Fondation Fiminco (Paris), la Galerie Suzanne Tarasieve (Paris), Wiels - Centre d’Art Contemporain (Bruxelles), le Stedelijk Museum (Amsterdam), le Mudam Luxembourg - Musée d’Art Moderne (Luxembourg), le Momu - Musée de la Mode d’Anvers, la Villa Noailles (Hyères), le 19M (Paris).
Il sera résident à la Villa Kujoyama en 2025.